Femmes, sorcières et mémoire oubliée

Femmes, sorcières et mémoire oubliée

Ce que l’histoire des peuples premiers et des traditions païennes nous apprend & Pourquoi la figure de la sorcière revient aujourd’hui

Depuis quelques années, un mot longtemps chargé de peur revient dans nos conversations : sorcière.

Pendant des siècles, il a été utilisé pour désigner une menace, une hérétique, une femme dangereuse. Pourtant, quand on se penche sur l’histoire, on découvre que derrière cette figure diabolisée se cache souvent autre chose : des femmes détentrices de savoirs, de liens avec la nature et de rôles essentiels dans leur communauté.

Ce qui est frappant, c’est que dans de nombreuses cultures anciennes — notamment chez les peuples premiers — ces qualités n’étaient pas considérées comme suspectes. Elles étaient au contraire respectées.

La question devient alors intéressante : À quel moment ces savoirs ont-ils commencé à faire peur ?

Comprendre cette bascule permet de regarder différemment la figure de la sorcière… et peut-être aussi notre propre rapport au féminin aujourd’hui.

À retenir : la sorcière n’est pas seulement une figure mythique, elle est aussi le reflet d’une histoire culturelle et spirituelle.

 

Les peuples premiers : quand le féminin était une force d’équilibre

Dans de nombreuses sociétés traditionnelles, souvent appelées aujourd’hui peuples premiers, l’organisation sociale était très différente de celle que l’Occident a connu plus tard.

Chez plusieurs peuples autochtones d’Amérique du Nord, par exemple, certaines sociétés étaient matrilinéaires. Cela signifie que la filiation, les terres et parfois même le pouvoir politique se transmettaient par la lignée des femmes.

Chez les Haudenosaunee (Iroquois), les femmes appelées “clan mothers” avaient un rôle majeur.
Elles participaient aux décisions importantes et pouvaient même choisir ou révoquer les chefs.

Dans de nombreuses cultures chamaniques – en Sibérie, en Amazonie ou en Afrique – les femmes occupaient également des rôles spirituels essentiels :

    • guérisseuses
    • gardiennes des plantes médicinales
    • sages-femmes
    • médiatrices avec le monde invisible.

Leur savoir provenait souvent d’une observation très fine de la nature et des cycles du vivant.

La lune, les saisons, les plantes, les rythmes du corps : tout formait un système cohérent de compréhension du monde.

Le féminin était donc associé à la capacité de ressentir, relier et transformer. Ce n’était pas un pouvoir de domination, mais un pouvoir de relation avec le vivant.

À retenir : dans de nombreuses sociétés traditionnelles, les femmes détenaient des savoirs essentiels liés aux cycles naturels et à la guérison.

Les traditions païennes : vivre en lien avec la nature

Avant l’expansion des grandes religions monothéistes en Europe, une grande partie du continent vivait selon ce que l’on appelle aujourd’hui les traditions païennes.

Le mot “païen” vient du latin paganus, qui signifiait simplement “paysan” ou “habitant de la campagne”.

Ces traditions étaient profondément liées aux cycles de la nature.
Les fêtes rythmaient l’année selon :

    • les solstices
    • les équinoxes
    • les récoltes
    • les cycles lunaires.

On retrouvait par exemple :

    • Imbolc (février) : retour de la lumière
    • Beltane (1er mai) : célébration de la fertilité et de la vie
    • Litha (21 juin) : solstice d’été, la lumière est à son apogée. 
    • Lughnasadh (août) : fête des récoltes.
    • Samhain (fin octobre) : moment de passage entre les mondes
    • Yule (21 décembre) : solstice d’hiver, c’est le jour le plus sombre.

Ces célébrations ne séparaient pas le spirituel du quotidien.
La spiritualité était incarnée dans la terre, les saisons et le vivant.

  •  

Le féminin y occupait une place importante : nombreuses étaient les divinités associées à la fertilité, à la terre ou à la sagesse.

 

Dans ces traditions, la femme n’était pas considérée comme impure ou inférieure, mais comme porteuse de cycles, au même titre que la nature.

À retenir : les traditions païennes reposaient sur une spiritualité connectée aux cycles naturels et aux forces du vivant.

Pourquoi ces traditions ont été diabolisées

Lorsque le christianisme se développe en Europe, notamment à partir du IVe siècle, il cherche progressivement à unifier les croyances.

Pour installer une nouvelle religion dominante, il fallait aussi remplacer les anciennes pratiques.
Beaucoup de traditions païennes ont alors été qualifiées de :

    • superstitions
    • hérésies
    • pratiques démoniaques.

Certaines fêtes ont été absorbées et transformées.
Par exemple :

    • Samhain devient la Toussaint, puis Halloween
    • Les fêtes du solstice d’hiver deviennent Noël.

Mais d’autres pratiques – notamment les rituels liés aux plantes, à la guérison ou aux esprits de la nature -ont été condamnées.

Les femmes qui détenaient ces savoirs se retrouvent alors dans une position fragile.
Ce qui était autrefois un rôle social reconnu devient suspect.

Petit à petit, l’image de la sorcière se construit : une femme supposée pactiser avec le diable, utiliser des plantes mystérieuses ou influencer les forces invisibles.

Cette transformation est autant religieuse que politique : elle permet de centraliser le pouvoir spirituel et médical.

À retenir : la diabolisation des traditions païennes est liée à la volonté d’imposer une nouvelle structure religieuse et sociale.

Pourquoi cette mémoire nous parle encore aujourd’hui

Si la figure de la sorcière revient aujourd’hui dans les discussions, ce n’est probablement pas par hasard.

Beaucoup de femmes ressentent un besoin de se reconnecter à :

    • leur intuition
    • leur cycle
    • leur créativité
    • leur lien à la nature.

Cela ne signifie pas revenir au passé.
Mais peut-être retrouver un équilibre entre différentes formes d’intelligence :

    • rationnelle
    • émotionnelle
    • intuitive
    • symbolique.

Dans mon oracle Eclats de confiance, la carte Sorcière représente d’ailleurs cette idée de création, de liberté et de pouvoir intérieur

La sorcière n’est plus une figure de peur. Elle devient une figure de souveraineté intérieure.

À retenir : aujourd’hui, la sorcière symbolise surtout la reconnexion à l’intuition et au pouvoir créateur.

Suivre le calendrier païen : une expérience vivante

Dans les expériences et événements que je propose, j’ai choisi de suivre le calendrier païen des saisons.

Pourquoi ?

Parce qu’il est profondément relié aux cycles du vivant.
Et ces cycles résonnent particulièrement avec l’énergie féminine.

Le corps des femmes fonctionne lui aussi en cycles. La nature fonctionne en cycles.
Les projets, les émotions, les transformations passent également par des cycles.

Observer les saisons, célébrer certains passages de l’année, ralentir à certains moments, initier à d’autres…Tout cela permet de se reconnecter à un rythme plus organique.
Ce n’est pas une croyance.
C’est simplement la manière de vivre en lien avec le mouvement du monde que je soutiens.

À retenir : suivre le calendrier païen permet de reconnecter sa vie aux cycles naturels et à l’intelligence du vivant.


Conclusion – Nous portons toutes une mémoire

Quand on regarde l’histoire, une chose apparaît clairement :
les femmes ont toujours été porteuses de savoirs, de transmission et de transformation.

Certains de ces savoirs ont été invisibilisés.
D’autres ont été caricaturés.
Mais ils n’ont jamais complètement disparu.

Peut-être que lorsque certaines femmes disent aujourd’hui : “Nous avons toutes du sang de sorcière en nous.”

Elles ne parlent pas de magie. Elles parlent simplement de mémoire.
La mémoire d’un lien profond avec le vivant, l’intuition et la création.

Et peut-être que notre époque est en train de redécouvrir ce que certaines traditions n’ont jamais oublié.

Qu’est-ce qui compte vraiment, au fond ?

Imagine que tu as 100 ans.
Le bruit du monde s’est apaisé. Les urgences n’ont plus d’emprise.
En regardant ta vie dans son ensemble, qu’est-ce qui compte encore vraiment ?
Cet article t’invite à prendre ce détour puissant pour redéfinir ta propre vision du succès — loin des cases cochées, plus proche de ton cap intérieur.

On croit souvent savoir ce qui nous rendra heureux.

On coche les cases.
On suit la voie logique.
On avance vers des objectifs qui “ont du sens”.

Et puis, parfois, une fois arrivée au sommet que l’on visait… quelque chose sonne creux.

Un décalage.
Un doute.
Un vide discret mais persistant.

Comme si la vie que l’on a construite ne nous ressemblait plus — ou peut-être ne nous a jamais vraiment ressemblé.

Alors la question surgit : Qu’est-ce qui compte vraiment ?


L’illusion des cases cochées

Suivre une formation reconnue.
Choisir un métier “sérieux”.
Construire un couple stable.
Avoir un foyer, des projets, une trajectoire cohérente.

Tout cela peut être profondément juste.

Mais cela peut aussi être une définition du succès héritée, absorbée, copiée — sans avoir été interrogée.

Comme l’écrivait Henry David Thoreau : “La plupart des hommes mènent une vie de tranquille désespoir.”

Ce n’est pas dramatique. C’est subtil.

On vit correctement. Mais on ne se sent pas pleinement vivante.

À retenir : Le malaise n’est pas un échec. C’est souvent un signal d’alignement perdu.


L’exercice des 100 bougies : un détour puissant

Imagine un instant.

Tu es à l’aube de tes 100 ans.
Autour de toi, les visages aimés.
Le bruit du monde s’est apaisé.
Les urgences n’ont plus d’emprise.

Tu observes ta vie dans son ensemble.

À cet âge, qu’est-ce qui compte encore ?

  • Les promotions ?
  • Les comparaisons ?
  • Les réseaux sociaux ?
  • Les opinions extérieures ?

Ou bien…

  • Les moments de vérité.
  • Les relations profondes.
  • Les choix courageux.
  • Les instants où tu as été fidèle à toi-même.

Dans cet espace intérieur, la clarté est radicale.

À retenir : La perspective du temps révèle l’essentiel que le quotidien brouille.


Si je te parlais à 100 ans…

Si je devais te parler depuis cette version sage, détachée des peurs immédiates, je te dirais peut-être ceci :

  1. N’abandonne jamais ce qui te met en joie profonde.
    Pas l’excitation bruyante. La joie calme, stable, expansive.
  2. Choisis les relations qui te font respirer.
    Pas celles qui impressionnent.
  3. Ne construis pas une vie pour être validée.
    Construis-la pour être habitée.
  4. Prends soin de ton énergie comme d’un trésor.
    C’est ton capital réel.
  5. Fais au moins une chose courageuse par an.
    Quelque chose qui t’aligne vraiment.

Comme me l’a dit ma mamie, Yvette Pic (1921-2022) le soir de ses 100 ans. pour être heureuse dans la vie, ne retiens que le meilleur. Le reste ne compte pas. 

À retenir : Ce qui compte vraiment est souvent invisible aux yeux des autres, mais évident pour ton âme.


Le vrai problème du succès

Beaucoup pensent que le problème est le manque de réussite.

Je pense que le vrai problème est la mauvaise définition de la réussite.

Parce que si tu poursuis une vision du succès qui n’est pas la tienne, tu peux gagner… et te perdre en même temps.

Le malaise que tu ressens n’est pas une faiblesse.
C’est un indicateur de vérité.

À retenir : Le vide n’est pas un ennemi. C’est une invitation à redéfinir. Un espace à occuper.

Comme le disait Carl Gustav Jung : “Le privilège d’une vie est de devenir qui l’on est vraiment.”

Revenir à ton propre cap

Dans ton univers — et dans l’esprit de ton Oracle Éclats de confiance — il est souvent question de boussole intérieure.

La carte Boussole – Orientation – Fidélité – Cap intérieur rappelle une chose essentielle :

Ton Nord ne se trouve pas dans le regard des autres.

Il se trouve dans ce qui te rend plus vivante, plus alignée, plus libre.

Pas plus admirée. Plus vivante.

À retenir : Ton cap n’est pas ce qui impressionne. C’est ce qui t’apaise et t’agrandit.

Une question simple (mais radicale)

Si tu te projettes à 100 ans, demande-toi :

  • De quoi serais-tu fière ?
  • Qu’aurais-tu regretté de ne pas oser ?
  • Quelles relations auraient vraiment compté ?
  • Quel aspect de toi aurais-tu voulu honorer davantage ?

Prends un carnet.
Écris sans filtre.

Tu verras apparaître ta définition intime du succès.

Et peut-être qu’elle n’a rien à voir avec celle que tu poursuis aujourd’hui.

À retenir : Ta vérité apparaît quand tu cesses de chercher à être conforme.


Ce qui compte vraiment

Au fond, ce qui compte vraiment, ce n’est pas :

  • d’être en avance,
  • d’être meilleure,
  • d’être validée,
  • d’être parfaite.

Ce qui compte vraiment, c’est :

    • être alignée,
    • être fidèle,
    • être en lien,
    • être vivante.

Le reste est décor.

Et si aujourd’hui, au lieu de courir vers une nouvelle case à cocher, tu faisais simplement un pas juste ?
Un pas minuscule.
Mais aligné.
C’est peut-être cela, le vrai succès.
 
Auteur – Delphine Pic – le 23 février 2026 , Inspiration de sa mamie Yvette 1921-2022
Aucun produit dans le panier
0